Lescop-Boeswillwald Nathalie, “Pour une éternité de plus” (2017) + Recensione di Michel Bénard

Nathalie Lescop-Boeswillwald, Pour une éternité de plus, préface de Michel Bénard, illustrations originales (22 + 1ère et 4e de couverture) par Eliane Hurtado, Paris, Éditions Les Amis de Thalie, 2017, 53 p.. Postface Christian Boeswillwald.

 

« Passe le temps battant au rythme des saisons »

Michel Bénard

Comme chaque nouveau recueil de Nathalie Lescop-Boeswillwald Pour une éternité de plus une question se pose, sur quel chemin va-t-elle aujourd’hui orienter nos pas, nos cœurs et nos âmes ?

Notre poétesse a le don du renouvellement, de la remise en question, mais l’ensemble demeure  toujours rattaché à la qualité du cœur, du ressenti, de l’émotion frémissante et de l’image révélatrice.

Ne nourrit-elle pas ce profond besoin de réinventer l’amour afin de mieux le consolider, afin de mieux briser les habitudes réductrices.

Immédiatement, c’est l’idée du métronome battant au rythme du temps qui passe et des saisons s’effaçant qui retient notre attention.

Allant jusqu’à nous offrir l’envers du poème, sorte d’effet miroir.

Les heures coulent avec lenteur dans l’imaginaire d’un chat dont les rêves s’ouvrent sur le monde.

Au fil de la lecture, de belles visions s’offrent à nous en bouquets composés.

Nathalie Lescop-Boeswillwald sensible et rebelle à la fois, se masquant derrière des voiles de pudeur, confirme à l’homme aimé la force du lien d’amour, tout en jouant de la dérision.

Ce qui, à n’en pas douter, décuple les forces des « vieux enfants ».

Les textes se présentent à nous sous un effet pendulaire oscillant entre prose et poésie marquant de leurs sceaux l’essentiel d’une réflexion sur la vie. Juste effleurement de la quintessence.

Par la forme, nous côtoyons parfois le mode haïku.

Notre poétesse veille dans le silence de la nuit campagnarde éclairée par un halo de lune à la métamorphose du monde.

Soulignons la fidélité pérenne de Nathalie Lescop-Boeswillwald envers l’âme d’un frère trop vite emporté, mais dont elle reconstitue les pas dans « Le chemin caillouteux ». 

La nuit occupe une place importante dans l’œuvre de notre amie, elle lui permet de transcender le rêve ; il arrive aussi que certains poèmes déploient les couleurs et le rythme d’un tableau impressionniste, les couleurs ne traduisent-elles pas ce que sécrètent le cœur et l’âme ?

Ne sentez-vous pas ici un petit parfum rimbaldien nous envahir ? « A noir, E blanc, I rouge, U vert, O bleu … /… » ?

Chaque ouvrage de Nathalie Lescop-Boeswillwald est également un prétexte où le clin d’œil à l’art en «  pARTage » n’est jamais bien loin.

Michel Bénard

 

 

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